Le 10 août 1792 : chute de la monarchie

Depuis sa tentative de fuite du 20 juin ( qui se terminera le 21 à Varennes ), Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries, sous la « surveillance du peuple ».

Les sans-culottes parisiens supportent de plus en plus mal la monarchie et se préparent ouvertement à une nouvelle « journée révolutionnaire ». Dans la nuit du 9 au 10 août, le tocsin sonne aux clochers de la capitale. Au matin du 10 août, une « commune insurrectionnelle » s'installe à l'Hôtel de ville, au lieu et place de la municipalité légale. Par ailleurs, une foule de sans-culottes et de fédérés se rassemblent aux abords du palais des Tuileries. Une porte est malencontreusement ouverte et un flot de sans-culottes s'y engouffre. A la fin de la journée les émeutiers auront lynché pêle-mêle gardes, serviteurs et fidèles ( six cents gardes suisses, ainsi que deux cents aristocrates et gens de maison perdront la vie ).

L'Assemblée législative, enhardie par le succès de l'émeute, prononce la « suspension » du roi et la famille royale est emmenée au donjon du Temple. Ainsi s'effondre une monarchie presque millénaire.

« La Terreur » se profile et la Révolution française, commencée dans l'enthousiasme trois ans plus tôt, entre dans la tragédie.