__ VOLLORE - MONTAGNE __ GAZETTE DES MONTAGNARDS

 


Résultats de votre recherche de chateau vollore.

jeudi 31 décembre 2009

Vollore Ville


Vue depuis la forêt d'Ayguebonne

Le château :

Dans la même famille depuis plus de 2 siècles, le Château de Vollore est aujourd'hui la demeure vivante en Auvergne des descendants des familles Dumas du Biel et Motier de La Fayette. Dans un site avec panorama remarquable, vous trouverez un joli parc en terrasse, de vastes appartements à la décoration raffinée et une collection de souvenirs de la famille du Marquis de La Fayette et de la Guerre d'Indépendance américaine.


Façade OUEST


L'imposant donjon roman du XIIème siècle et la façade EST récemment rénovée pour lui redonner son aspect du début du XVIIème siècle. En fond, le Châtelet ( restauration fin XIXe siècle par l'architecte René Moreau ).

En Juillet -Août, tous les mercredis soir, nous vous conseillons la " Visite aux Lumières " :


Vous y serez admirablement accueilli par Michel Aubert La Fayette, qui vous fera visité avec enthousiasme son magnifique château. Autour du verre de l'amitié, il vous racontera la légende de Blanche de Vollore, qui, par soirs d'orage, revient hanter son Château dont elle refusa jadis la porte à son époux lépreux de retour de la 7ème Croisade menée par Saint-Louis.

Le château vous propose également de superbes chambres d'hôtes :


" La chambre Bleue " appelée aussi " chambre d'Eté "
Appartement de Marie-Louise de Pusy La Fayette : ensemble 1900, de style Louis XVI, créé par l'architecte René Moreau.
Tableau " La Passante " de Louise Abbéma.

Plan d'accès : cliquez ici

L'église :


Croix :


Parmi les diverses associations, nous attirons votre attention sur l'Association George ONSLOW

samedi 13 octobre 2007

LOISIRS

L'on peut pratiquer de nombreuses activités sportives, touristiques et culturelles :

  • dans les environs :
  • à visiter :
  • concerts :
  • pour les adeptes des jeux de hasard : casino de NOIRETABLE

vendredi 21 novembre 2008

1793 : une " Chouannerie Auvergnate " au pied du Chignore

En prévision de l'invasion des troupes contre-révolutionnaires Prussiennes et Autrichiennes, le 11 Juillet 1792, l'Assemblée Législative avait déclaré " la patrie en danger " ce qui avait produit dans toute la France une émotion intense. De partout affluèrent des volontaires. Ceux venant de Marseille entonnèrent tout au long de leur marche vers Paris le " Champ de guerre de l'armée du Rhin " (que le capitaine Rouget de Lisle avait composé à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792) et qui devint " la Marseillaise ".

Le 2 septembre 1792, Danton avait fait à l'assemblée sa célèbre harangue patriotique "... Pour vaincre Messieurs, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée "

Cet enthousiasme conduira aux victoires de Valmy et Jemmapes, respectivement les 20 septembre et 6 novembre 1792.


Bas Relief de la bataille de Jemmapes sur l'arc de triomphe de l'Étoile, par Carlo Marocchetti ( Crédt : WIKIPEDIA )

Pour faire face à la baisse des effectifs de l'armée due aux pertes et aux départs massifs des volontaires levés en juillet 1792, qui estimaient pouvoir rentrer chez eux car l'ennemi avait été repoussé hors des frontières, les "Girondins" à la tête de la "convention" décident de réagir en renforçant les effectifs et le 23 février 1793 la Convention décide la " levée en masse " de 300.000 hommes.

Elle consista à enrôler au tirage au sort des hommes de tous les départements de France, pris parmi les célibataires de 18 à 25 ans. Ce procédé provoqua un fort mécontentement paysan ( des foyers insurrectionnels vont fleurir dans beaucoup de régions ) qui, sur un fond de chouannerie, sera l'élément déclencheur de l'effroyable Guerre de Vendée.


La déroute de Cholet, par Jules Giradet
( Crédit : WIKIPEDIA )

Le malaise fut surtout perceptible dans les régions très catholiques où la population cachaient de nombreux prêtres réfractaires qui avaient refusé de prêter serment à la " Constitution Civile du Clergé ", votée le 12 juillet 1790 par l'Assemblée Constituante.

Dans notre région, les émeutiers parcourent les communes d'Augerolles, Olmet, Aubusson d'Auvergne, Vollore-Chignore ( qui deviendra Vollore-Ville en 1795 ) et Vollore-Montagne en incitant les jeunes appelés à ne pas se présenter au tirage au sort et en essayant de les enrôler dans leur troupe. Malgré une certaine opposition, le mouvement prend de l'ampleur et le 14 mars 1793 les appelés d'Augerolles sont empêchés d'entrer dans l'église où l'on devait procéder au tirage au sort. Des pourparlers ont lieu sans résultat et les deux commissaires représentant le district de Thiers doivent partir bredouilles. Les mêmes évènements se répètent le lendemain à Vollore-Chignore, où les commissaires doivent prendre la fuite, et à Aubusson où les révoltés, brandissant des armes à feu et des gros bâtons, menacent leurs opposants.

Les rebelles s'organisent en vue des deux tirages au sort programmés pour le lundi 18 mars à Vollore-Chignore et à Courpière, et décident que dans un premier temps ils iront pourchasser les commissaires à Vollore-Chignore, avant de marcher sur Courpière. Ils vont tout d'abord récupérer des armes au Château des Grimardies et se livrent au pillage de tous les instruments agricoles pouvant être utilisés comme arme blanche. Sur le retour, ils se font donner des fusils dans les fermes.

De leur coté, les autorités prennent des mesures et le dimanche après-midi deux cents hommes de la garde nationale de Thiers, munis de deux canons, investissent le bourg de Vollore-Chignore.

Le lundi 18 mars 1793, à huit heures, les commissaires et la municipalité de Vollore-Chignore prennent place dans l'église dont les deux portes sont gardées par des sentinelles, les canons prenant les deux rues principales en enfilade. Il ne manque que sept célibataires sur plus de deux cents appelés et le tirage commence.

Tout se passe bien, lorsque soudain l'on entend des cris : la troupe des insurgés est signalée au sud du bourg. Les opérations de tirage au sort sont suspendues et le citoyen Bizet qui commande la garde envoie deux escouades d'une dizaine d'hommes sur les flancs de la colline et se porte face aux séditieux avec un trentaine d'hommes qu'il dissimule dans un repli du terrain. Les insurgés qui comptaient sur l'effet de surprise sont pris au dépourvu lorsque la garde nationale se découvre. Jean Aiguebonne, métayer au hameau de la Borie, met en joue mais son fusil fait long feu. La fusillade éclate, Jean Aiguebonne est blessé et c'est la débandade : on fuit à toutes jambes vers les bosquets proches. Sept insurgés sont faits prisonniers, dont une femme. Coté garde nationale il n'y a pas de blessé et le calme étant revenu le tirage peut reprendre.

Ces troubles peuvent être qualifier de " simples incidents " en comparaison du massacre de Machecoul qui débuta le 11 mars 1793 et fit environ 600 victimes en un mois.


Le Massacre de Machecoul, peinture de François Flameng, 1884
( Crédit : WIKIPEDIA )

Toutefois, la suite fut plus tragique puisqu'à la suite des poursuites qui furent engagées, soixante dix-sept arrestations eurent lieu et le 19 mai 1793, après treize jours de séance, le tribunal de Clermont qui s'était déplacé à Thiers condamna à mort quatorze insurgés :

  • cinq parmi les personnes emprisonnées, dont trois seulement seront guillotinés sur une place de Thiers ( Augusin Desormières, originaire de Cusset - Gilbert Bourgade et Jean Goutte-Gatta, métayer du Naud ). Les deux autres ( F. Chouvel et Pierre Poyet ) auront la vie sauve.
  • neuf par contumace qui ne furent pas arrêtés : leurs biens furent confisqués et déclarés acquis à la République.

Huit autres détenus furent transférés à la prison de Riom et les autres furent acquittés ( parmi eux : Annet Garret, de Rossias - Benoît Chambon, d'Archimbaud - Dumas, fils du maire et Jean Decombat, laboureur à la Chapelle-Trinquart ).



Le calme revint rapidement dans la région et il n'y eu pas d'autres soulèvements.

  • Source : Bulletin Municipal n° 20 de juin 2005

dimanche 17 août 2008

Château d'Aulteribe

Plan d'accès :

Situé au nord des Monts du Livradois, le Château d'Aulteribe offre au regard un aspect extérieur original dû à son architecture composite : médiévale et romantique.



C'est une ancienne forteresse du XVème siècle avec des bastions d'angle, qui a été remaniée au XVIIème siècle ( percements de nombreuses ouvertures) et au XIXème siècle ( escalier monumental, ajout d'échauguettes et de machicoulis ).

Le château fut successivement la propriété de Charles Motier de la Fayette ( fils de Gilbert III Motier de La Fayette ) et, à sa mort en 1486, celle de Jean III de Montboissier puis de la famille de Monboissier Beaufort Canillac. En 1662, il passa dans la famille de Montagu et en 1775, Joachim de Montagu le céda à Jacques de Pierre. Au XIXème siècle, Henriette Onslow ( deuxième fille du compositeur George Onslow ) et Joseph de Pierre ( député du Puy de Dôme ) entreprirent de le remanier et de le restaurer. En 1954 le Marquis Henri de Pierre, qui n'avait pas d'héritier, le légua à la Caisse Nationale des Monuments Historiques avec une très riche collection de meubles et d'oeuvres d'art ( tapisseries des Flandres et d'Aubusson, tableaux, porcelaines, etc ... ) formant un ensemble décoratif d'une qualité exceptionnelle, qui lui vaut la réputation d'être l'un des châteaux les mieux meublés de France.

Nous vous conseillons vivement d'aller visiter ce bijou culturel, et pour vous donner un aperçu de ce qui vous attend nous vous proposons une petite visite virtuelle :

  • Pour commencer la visite :

samedi 30 août 2008

Historique du Château de Vollore

En 1145, l'on trouve la trace d'un seigneur de Vollore du nom d'Arbert dont l'un des descendants, également nommé Arbert, eut une fille et unique héritière dénommée Blanche de Vollore.

En 1248, Blanche de Vollore épousa Etienne de Thiers, et par cette union le château de Vollore passa dans la branche cadette de la maison de Thiers.

Vers 1338, à la mort de Louis de Thiers qui n'avait pas d'enfants, sa soeur Marguerite en devint propriétaire.

Vers 1346, elle épousa Pierre de Besse de Bellefaye et le château passa en la maison de Bellefaye. Ils eurent deux enfants : Guillaume ( mort sans postérité ) et Marguerite.

En 1384, Marguerite de Bellefaye épousa Oudart de Chazeron et fit passer le château en la maison de Chazeron, dans laquelle il restera jusqu'en 1580.

Le 2 septembre 1580, Claude de Chazeron épousa Gaspard II de Montmorin Saint-Hérem et le château passa dans la maison de Montmorin Saint-Hérem et il y restera jusqu'en 1801.

A cette date le château, qui n'avait changé de famille que par mariages, est vendu pour la première fois par le Marquis de Montmorin Saint-Hérem à Jean-Louis Mignot.

En 1806, ce dernier le revendit à l'Abbé Dumas du Biel, qui le céda à son frère Juste Sébastien Dumas, lequel eut deux petit-fils : Arthur et Camille.

Arthur Dumas ( le dernier Dumas de Vollore ) eut une fille : Marie-Louise, qui épousa le 17 juillet 1900, à Vollore, Gilbert de Pusy La Fayette ( arrière petit-fils du Général Marquis de La Fayette ). C'est pour ce jeune ménage que fut créé, par René Moreau, l'appartement qui aujourd'hui porte son nom.

Madame Aubert La Fayette, actuelle propriétaire du château, est la petite-fille de Marie Louise de Pusy La Fayette.

Quant à Camille Dumas, frère cadet d'Arthur, il épousa une Andrieux, propriétaire du château de Vaulx et prit le nom de Dumas de Vaulx reprenant ainsi le nom d'une de ses ailleules ( son grand-père Juste Sébastien Dumas descendait de Gabriel Dumas, marié au XVII ème successivement à une Demoiselle de Chazeron, sans descendance, puis à une de Vaulx ).

mardi 6 septembre 2016

Le 6 septembre ... 1757

Le 6 septembre 1757 : naissance de Gilbert du Motier de La Fayette

Il est né au Château de Chavaniac, dans une ancienne famille d'Auvergne dont les origines connues remontent au XIe siècle. Le nom de famille trouve son origine à La Fayette, commune d'Aix-la-Fayette, dans le Puy-de-Dôme.

Il fut participa à la Guerre d'Indépendance Américaine

A la chute de la Monarchie, en 1792, il dut se retirer de la vie publique, pour ne rejouer de véritable rôle politique qu'à partir de la Restauration. Mort d'une maladie de la vessie le 20 mai 1834, il fut inhumé le 22 aux côtés de son épouse ( née Adrienne de Noailles ) dans le cimetière de Picpus.

  • C'est un héros aux Etats-Unis :

Une collection de souvenirs de sa famille et de la Guerre d'Indépendance Américaine se trouve au Château de Vollore.

vendredi 7 août 2009

Exposition au Château de Vaulx


Cette superbe exposition a eu lieu dans les anciennes cuisines de cette demeure fortifiée du XIIème siècle ( un vrai bijou ! )

Vous pouvez avoir un aperçu des oeuvres exposées en allant sur nos galeries virtuelles :

  • pour les sculptures :
  • pour les peintures :

samedi 10 avril 2010

Maryvonne COUTAUD

Née en 1947, à CHATEAUGAY, elle a suivi avec assiduité les cours du soir de l'Ecole des Beaux-Arts de CLERMONT-FERRAND où elle fut l'élève de Paul EYCHART, Edith FAUQUET et Serge HELIAS.

  • Cours de modelage au Centre Camille CLAUDEL à CLERMONT-FERRAND (Professeur : Alain GABRIEL)
  • DEUG d'Histoire de l'Art en 1992 à la faculté de CLERMONT-FERRAND
  • Expositions annuelles au salon de la Fonction Publique depuis 1993
  • Participation au Grand Prix des lectrices de ELLE en 2001
  • Prix de l'Edition Spéciale de l'Espoir en 2001 ( n° 035946 )
  • Expositions à La Passerelle ( CHAMALIERES ) et dans les agences BANQUE POPULAIRE de RIOM et COURNON
  • Expositions en 2009 et 2010 au Carrefour Europe à CHAMALIERES


Après avoir travaillé diverses techniques et différents matériaux, son évolution l'a conduite à l'abstraction qui permet une lecture plus libre de l'oeuvre qui doit susciter l'émotion à partir de formes et de couleurs et réveiller la sensibilité de celui qui la regarde.

C'est qu'ainsi que pour elle, la peinture devient un lieu d'échange avec les spectateurs.

Pour la contacter à CLERMONT-FERRAND ( 17, rue Rameau ) : 04 73 93 37 19 ou 06 82 94 18 23

Pour avoir un aperçu de son talent :

mardi 30 septembre 2014

Ouverture de la Saison Culturelle CCMT 2014-2015


Espace Touristique de la Montagne Thiernoise

Ce jeudi 11 septembre a eu lieu l'ouverture de la Saison Culturelle 2014-2015, placée sous le signe de la calligraphie et de l'humour.




De gauche à droite : Estelle CHAMBON ( chargée de mission Tourisme, Culture et Communication à la CCMT ), Gérard SAINT-ANDRE ( adjoint au Maire de LA MONNERIE-LE-MONTEL ), Marie-France GIRY ( adjointe au Maire de LA MONNERIE-LE-MONTEL ), Pierre ITOURNEL ( Maire d'ARCONSAT ET Vice-président de la CCMT en charge du tourisme et de l'environnement ), Daniel QUENIN ( adjoint au Maire de LA MONNERIE-LE-MONTEL ), Olivier CHAMBON ( Maire de CELLES s/ DUROLLES et Président de la CCMT ), Serge FAYET ( Maire de ST-VICTOR-MONTVIANEIX et Vice-Président de la CCMT en charge de la Culture )

Olivier CHAMBON a, notamment, rappelé le proverbe africain cher à notre précédent Sous-Préfet ( Michel PROSIC ) :

  • " Un homme sans culture est comme un zèbre sans rayures "

puis Serge FAYET a fait le bilan de la saison 2013-2014 et nous a présenté la saison qui s'ouvre.

Après un apéritif dinatoire, Jean-Jacques BESSON et Yannis HENRY ( un " duo d'imbéciles heureux " ) nous ont fait littéralement nous tordre de rire avec leur spectacle insolite et burlesque " Les Tartignolles " :


La chanson Adèle, accompagnée à la demi-guitare


La chanson Huguette, accompagnée au poisson-lyre


Un drôle d'accordéon


Les 4 dernières photos sont de Nicolas PISSIS

Pour voir l'album réalisé par Frédéric avec les photos prises par Michel :

Lors du verre de l'amitié à l'issue du spectacle :


Jean-Jacques BESSON et Marilyn

NDLR :

" Les Tartignolles " seront à PONT-DU-CHATEAU le:

Réservez votre soirée, ça vaut vraiment le déplacement :-)

mercredi 29 juillet 2015

Causeries de Vollore-Ville

Prochaine réunion à l'Espace CHIGNORE de Vollore-Ville :

Précédemment dans le cadre de ces causeries :

  • mercredi 29 juillet 2015 :

- Conférence de Michel PASSALACQUA ( Président de la Société d'histoire des 1er et 2ème arrondissements de Paris, en séjour estival à Vollore-Ville ) sur le Château de Saint-Cloud

et aussi à propos de ce château :

- suivie d'une conférence de Michel SABLONNIERE sur le Château de Randan

et aussi à propos de ce château : et

  • mercredi 15 juillet 2015

Projection de films de l'association Livradois-Forez Médias, présentée par Madame Hélène PELLAT-FINET, conseillère municipale :




Nous avons successivement pu voir les vidéos ci-dessous, tournées par Patrick AUJARD :

  • Les 700 ans de la Charte de Vollore, en hommage à André DELARBOULET
  • Les souterrains annulaires
  • Restauration de l'église de Vollore



Pour voir les vidéos, cliquer respectivement sur les images ci-dessus

mardi 28 avril 2015

Résumé du voyage de Montaigne en Italie



C'est le 22 juin 1580, que Michel Eyquem de MONTAIGNE quitta son château pour aller présenter à Henri III la première édition des Essais, avant de se rendre au siège de La Fère à la demande du roi qui rameutait ses gentilhommes pour reprendre la ville aux Huguenots.

Il rencontra le roi en juillet au château de Saint-Maur où, avec Catherine de Médicis, il avait pour habitude de passer quelques semaines en été.

Il quitta La Fère, sans attendre la fin du siège, afin d'escorter jusqu'à Soissons la dépouille de son ami Philibert de Gramont ( époux de la " Belle Corisande " ) qui avait été mortellement blessé le 2 août par une canonnade qui lui arracha un bras.

De Soissons il se rendit à Beaumont-sur-Oise, en passant par Villers-Cotterêts, Crépy-en-Valoois, Senlis et Chantilly.

C'est de là que, le 5 septembre, il partit pour un long voyage en Italie via la Suisse et l'Allemagne :



Officiellement, il entreprend ce voyage pour une cure dans les stations thermales les plus réputées d'Europe, afin de tenter de soigner la « gravelle » dont il souffre depuis plusieurs années.

S'y ajoute, sans doute, d'autres motivations :

- Il est probable qu'il voulait également se changer les idées, car il était las de ses dix années de retraite dans son château pour y écrire " Les Essais ". Dans le chapitre IX du livre III des Essais, il nous fait part de son goût très modéré pour le gouvernement de sa maison et de son incapacité à accepter d'une âme égale les ennuis domestiques. Lorsqu'on lui demande pourquoi il voyage, il a cette réponse lucide :

" Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche "

- On peut aussi imaginer que, compte tenu du grand nombre de personnalités importantes qu'il a rencontré lors de son voyage, il avait été investi par le roi de France d'une mission diplomatique cachée ?
Malheureusement rien ne le prouve.

- L'on sait aussi qu'il voulait obtenir l'approbation du Saint-Siège pour son oeuvre et que pour cela il voulait en remettre personnellement un exemplaire à Grégoire XIII.

Mais revenons à son voyage :

Montaigne était accompagné de son jeune frère Bertrand Charles de Mattecoulon, de Charles de Madaillan d'Estissac, du sieur de Cazalis, du sieur du Hautoy, d'un secrétaire, d'un muletier et deux laquais, ce qui faisait une troupe de pas moins de 9 personnes.

Ce voyage se fit tantôt par des voitures de louage mais le plus souvent à cheval au goût de Montaigne qui nous dit " qu'il n'était jamais mieux que le cul sur la selle "

Après un an de pérégrinations, le 7 septembre 1581, alors qu'il se trouve aux bains de Lucques, il reçoit une lettre lui apprenant son élection en qualité de maire de Bordeaux : « Dans la même matinée, on m'apporta, par la voie de Rome, des lettres de M. de Tausin, écrites de Bordeaux le 2 août, par lesquelles il m'apprenait que, le jour précédent, j'avais été élu d'un consentement unanime maire de Bordeaux, et m'invitait à accepter cet emploi pour l'amour de ma patrie ».

Peu pressé d'entrer en ses nouvelles fonctions, le 12 septembre il s'en retourne tranquillement à Rome où, à son arrivée le 1er octobre, il trouve une missive de rappel : « Le jour où j'arrivais à Rome, on me remit des lettres des Jurats de Bordeaux, qui m'écrivaient fort poliment au sujet de l'élection qu'ils avaient faite de moi pour maire de leur ville, et me priaient avec instance de me rendre auprès d'eux »

Ce n'est que le 15 octobre, qu'il décide enfin de rentrer à Montaigne en passant par Lyon (qu'il quitte le 15 novembre), La Bourdelière, l'Hôpital-sous-Rochefort, Thiers (arrivée le 17 et départ le 18), Clermont-Ferrand, Limoges et Périgueux pour arriver chez lui le 30 novembre (soit 15 jours pour faire environ 550 kms !).

Son journal de voyage se termine ainsi :

« Le Jeudi jour de Saint-André, dernier Novambre, coucher à MONTAIGNE d'où j'étois partis le 22 de Juin 1580 pour aller à la Fere. Par-einsin avoit duré mon voyage 17 mois 8 jours »

Pour mieux connaître Montaigne :

jeudi 14 mai 2015

Valoriser notre territoire

La rédaction de LGDM a rencontré :


Nicolas BORDET et Clara VALIENTE

faisant partie du groupe des 12 étudiants :

d'une grande école européenne d'ingénieurs et de managers ( AgroParisTech ) qui, du 8 au 26 juin, suivent une formation en développement durable au niveau local.

Celle-ci est illustrée par une étude qu'ils mènent sur la forêt d'Ayguebonne, le Grun de Chignore et les communes aux alentours.

Un de leurs objectifs est de comprendre les enjeux sociaux et environnementaux de cet espace.

C'est par la rencontre des acteurs locaux qu'ils prennent connaissances des projets qui y sont menés, pour pouvoir ensuite réfléchir aux moyens qui permettraient de valoriser ce territoire, son patrimoine et ses paysages.

Ils souhaitent donner la parole à un maximum de personnes et vous pouvez donc les contacter par :

- Tél. : 06 82 32 82 50
- mail : clara.valiente@agroparistech.fr.

Dans le cadre du projet de GR 79 " Chemin de Montaigne " ( qui passera au Château de Vaulx ), trois d'entre eux ( Clara VALIENTE, Nicolas BORDET et Olivier PACHOLIK ) ont assisté au Comité de Pilotage :




Cliquez sur la photo du château pour en savoir plus à son sujet

mardi 2 février 2016

#LeCheminDeSainteAgathe


Sainte-Agathe, qui est la Sainte-Patronne de notre village

Une excellente initiative qui devrait avoir des retombées économiques sur notre village :

L'association " Le Chemin de Sainte-Agathe ", créée le 24 octobre 2015, a pour objectif de créer un itinéraire de randonnée d'environ 100 Km ( sous forme d'une boucle, traversant 17 communes du PNRLF dont notre village et bien entendu celui de Sainte-Agathe ), sur lequel la légende de Sainte-Agathe imprégnera les pas des marcheurs :


Vidéo de Patrick AUJARD

A titre d'exemple, le " Chemin de Stevenson " génère un chiffre d'affaire annuel de 10.000 ?/Km :-)

Pour en savoir plus sur le projet :

Du 26 au 30 juillet 2016, aura lieu la première " VIA AGATHA " qui prendra la forme d?une marche de 5 jours rythmée, tout au long du parcours, par des conférences, des concerts, des contes, etc...

Dès que le programme sera arrêté vous pourrez le consulter sur notre blog ... dès maintenant réservez ces dates sur votre agenda

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Pour adhérer à l'Association :

puis imprimer le bulletin d'adhésion pour le poster, avec votre chèque de 10 ?, à l'adresse indiquée.

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Le Chemin de Sainte-Agathe sera en liaison avec le GR 89 ( Chemin de Montaigne ) :

qui ira de Brussieu à Thiers, en passant également par le Château de Vaulx

mercredi 10 août 2016

Visite coup de coeur au Château des Martinanches

Situé en Toscane d'Auvergne, sur la commune de Saint-Dier d'Auvergne ( à 3/4 h de Vollore-Montagne ), le château de Martinanches est niché dans un parc, au fond d?un vallon.



Il a été construit en 1070 par la famille des Comptours d'Apchon, sur l'ancienne voie romaine qui allait du Puy ( Podium ) à Clermont-Ferrand ( Augustonemetum )

Pendant l'occupation romaine, le site abritait une station d'octroi. Le guerrier romain chargé de faire payer cet octroi s'appelait Martinus, d'où le nom de " Martinanches ".

Le château du XIème siècle était un véritable château-fort : en effet, il servait de dépôt pour les fiefs de Boissonnelle, Montboissier et Mauzun. Il est situé dans une dépression ce qui le rend invisible : c'était donc un emplacement idéal.

L'architecture du château était à l'époque toute autre : il était protégé par deux ceintures de douves ( l'une a été comblée au XVIIIème car elle n'avait plus d'utilité ). L'accès au château se faisait par pont-levis ( qui est aujourd'hui fixe ); le château était entièrement entouré de murs crénelés qui tombaient à pic sur les douves avec un porche d'entrée qui renfermait l'assommoir. Enfin, il était composé de trois tours et d'un donjon.

Il a été remanié au XVème, puis au XVIIIème siècle.

Aujourd'hui, il possède cinq tours et une aile secondaire ( construite en 1766, elle renferme la grande salle à manger aux 23 chaises : une dame de RIBEROLLES ayant eu 23 enfants, chacun d'eux avait sa chaise avec un motif différent ) :


La chapelle date de 1872 et fut construite en hommage à Alexandre de RIBEROLLES, propriétaire des lieux, Président de la Cour des Comptes à Paris, tué sous la commune ( il est enterré à Paris et non pas aux Martinanches ). Cette chapelle, de style néo-gothique, est construite en pierre de Volvic :



  • Pour en savoir plus :

samedi 25 mars 2017

Château de Vaulx : 25/03

Le Château de Vaulx, situé sur la commune de Sainte-Agathe, n'est visible d'aucune route. Caché au milieu des bois, sa discrétion en fait un véritable écrin de sérénité.

Demeure familiale depuis le 14ème siècle, chaque génération a contribué à son entretien et son amélioration. Aujourd'hui le château, toujours demeure de la famille Dumas, est devenu chambre d'hôte. Guy Dumas accueille avec une simplicité et beaucoup d'humour les visiteurs soucieux de retrouver un cadre authentique et familier. La marque du passé ici n'est pas pesante et y séjourner c'est un peu comme se retrouver au milieu de sa famille, avec des gens simples et accueillant.

dimanche 4 juin 2017

20ème Virée des Druides ( suite )

Ravitaillement du Château de la Faye :





Cliquez sur la photo ci-dessus pour en savoir plus sur le château

Ravitaillement du lac d'Aubusson :

La salle de l'Avant-Garde

Les équipes de l'ALLM :



( © : Magali Abbadini )


( © : Estelle PLANCHE )

Le casse-croûte de midi :



La bigoudène de V-M et ses crêpes :


Quelques motards :

Falbala et Fanzine ( l'an prochain Emilie va devoir se teindre en blonde et se laisser pousser les cheveux :-) ) :

Participation :


  • 2012 ................ 298 .................... 47 ..................... 345 .......... ( Pluie )
  • 2013 ................ 144 .................... 37 ..................... 181 .......... ( Pluie )
  • 2014 ................ 358 .................... 61 ..................... 419 .......... ( 29° C )
  • 2015 ............... 427 ................... 97 ..................... 524 .......... ( 18° C )
  • 2016 ................ 327 ..................... 94 ..................... 421 ........... ( 10° C )
  • 2017 ................ 312 ..................... 56 ..................... 368 ........... ( 12° C )

Si vous avez des photos n'hésitez pas à me les envoyer :

  • michel.mense@vollore-montagne.org

mercredi 2 août 2017

Conférence sur l'Ambroisie Château d'Aulteribe : 02/08


En partenariat avec l’association « Culture et Patrimoine à Sermentizon »

Cette conférence gratuite, sera animée par Pacale TARRADE ( ingénieure spécialisée sur l’ambroisie à la FREDON Auvergne ) qui présentera cette plante exotique envahissante, sa biologie, comment la reconnaître, comment lutter contre son implantation et son impact sur la santé à l’aide d’un diaporama très documenté.

Par ailleurs, une exposition sur les fleurs sauvages est installée dans une dépendance du château d’Aulteribe jusqu’au 31 août (visible aux heures d’ouvertures du château). Entrée libre.

Info plus :

  • Château d’Aulteribe ............... : 04 73 53 14 55
  • Christiane Champilou ( CEPS ) : 06 45 05 46 11

dimanche 7 janvier 2018

Château d'Aulteribe : 07/01

  • Renseignements : 04 73 53 14 55

Pour vous donner envie d'y aller :

samedi 28 avril 2018

Inauguration du GR®89 dit « le Chemin de Montaigne »

Ce samedi 28 avril a eu lieu au « Château de La Bâtie d’Urfé » ( Saint-Etienne-le-Molard ) l’inauguration du « Chemin de Montaigne ».

Mercredi 25 avril, deux groupes composés d’ambassadeurs, d’accompagnants et de randonneurs ont parcouru chacun une moitié de parcours :

  • l’un est parti de Thiers (63)
  • l’autre de Brussieu (69).

Ces quatre journées leur ont fait revivre une toute petite partie du périple que Michel de Montaigne a effectué ( tantôt en voitures de louage mais le plus souvent à cheval ) entre le 22 juin 1580 et le 30 novembre 1581,
soit 17 mois et 8 jours :

Le départ de Thiers :

Pour les reportages de France 3 et de LA MONTAGNE : et

L'arrivée à Viscomtat, au " Domaine de La Planche ", à 18 h 30 :








Présentation par Paul RODIER ( ex-Président de l'ex-CCMT ) du projet de rénovation du " Domaine de La Planche ", inauguré le 5 juin 2010 :


Voir aussi le billet FB de TDM :

Pour le suite du reportage :

mardi 4 juin 2019

"Le château de La Faye" par les élèves de Vollore-Mgne

Dans mon précédent billet je vous faisais part du 2ème prix remporté par les élèves du CE2, CM1 et CM2.

J'ai le plaisir de vous faire découvrir leur remarquable travail, supervisé par Florence PONCHON :

  • Pour voir le diaporama :

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